Examen physique, prise de paramètres vitaux, traitement médical, soins d'hygiène..., les refus de soins sont fréquents en gériatrie surtout chez les personnes atteintes d'une maladie neurocognitive, en particulier aux stades avancés. « Ils sont éprouvants au quotidien tant pour les personnes elles-mêmes que pour leurs soignants et leurs aidants », résument Eric Maeker, gériatre, psychogériatre et Bérengère Maeker-Poquet, infirmière DE, fondateurs de l'association Emp@thies,dans un intéressant article de Soins-Gérontologie de juillet-août 2024. « Bien qu'ils puissent être prévenus, l'absence de stratégie simple et unique pour les surmonter constitue un réel défi pour les professionnels et les aidants, poursuivent-ils. Leur prise en charge justifie d'une approche pour l'essentiel non pharmacologique, toujours interdisciplinaire, humaniste et empreinte d'éthique ».
Les auteurs préconisent donc une approche qu'ils ont baptisée « Coeurs » pour communication, objectifs, empathie et flexibilité, utilisation du temps, réassurance et routine, sécurisation et soutien. Elle est illustrée par un diagramme.
Points clés
| Pilier de l'approche « Coeurs » | Description |
|---|---|
| Communication | Adapter le dialogue et l'information au patient |
| Objectifs | Définir des buts clairs et réalistes |
| Empathie et flexibilité | Comprendre les besoins et adapter l'approche |
| Utilisation du temps | Respecter le rythme et les moments opportuns |
| Réassurance et routine | Créer un cadre sécurisant et prévisible |
| Sécurisation et soutien | Assurer la protection physique et psychologique |