Brigitte Bourguignon, ministre déléguée à l'Autonomie, était intervenue le 1er février dernier lors de la séance plénière de la Commission nationale de lutte contre la maltraitance et de promotion de la bientraitance pour évoquer le scandale Orpea et avait invité la commission à faire ses propositions en réponse à la crise. Une demande inédite pour cette commission qui n'a pas pour mission de travailler à chaud. Cette dernière a donc choisi la voie d'une contribution globale et détachée de l'actualité, ses membres ayant fait le constat « que la problématique soulevée ne se limite nullement aux Ehpad privés à but lucratif ».
La commission y énonce donc des propositions qui concernent toutes les situations de vulnérabilité, tous les âges et tous les lieux de vie. « Il s'agit d'un sujet ancien pour lequel, comme le rappellent les révélations actuelles, il convient de mobiliser tous les moyens nécessaires pour déployer [...] une politique d'envergure, pérenne, qui puisse apporter des réponses concrètes et efficaces tant en matière de prévention, de sensibilisation, de formation, d'inclusion, d'accompagnement que de protection et d'évaluation ».
Propositions de la Commission nationale de lutte contre la maltraitance et de promotion de la bientraitance : fichier joint
Points clés
| Domaine d'intervention | Objectif |
|---|---|
| Prévention et sensibilisation | Mobiliser les moyens nécessaires |
| Formation des professionnels | Renforcer les compétences |
| Inclusion et accompagnement | Adapter les réponses à tous les âges |
| Protection et évaluation | Assurer le suivi et l'amélioration continue |