Un arrêté du 30 mars abroge la dérogation (renouvelée par l'article 38 de l'arrêté du 1er juin 2021 prescrivant les mesures générales nécessaires à la gestion de la sortie de crise sanitaire) qui permettait aux pharmacies d'officine de dispenser hors AMM la spécialité pharmaceutique Rivotril® (clonazepam) sous forme injectable pour la prise en charge en ville ou en Ehpad des patients atteints ou susceptibles d'être atteints par le virus SARS-CoV-2 dont l'état clinique le justifie sur présentation d'une ordonnance médicale portant la mention « Prescription Hors AMM dans le cadre du covid-19 ».
Le décret n°2020-293 du 23 mars 2020 qui avait initié cette dérogation précisait que dans ce cas, le Rivotril® injectable devait viser à lutter contre la dyspnée et être un traitement palliatif de la détresse respiratoire, ce qui avait suscité une vive polémique. La Société française de gériatrie & gérontologie (SFGG) était même montée au créneau avec une mise au point titrée « Non, prescrire du Rivotril® ne revient pas à euthanasier les patients âgés »
Points clés
| Élément | Détail |
|---|---|
| Date d'abrogatrion | 30 mars 2024 |
| Date d'initiation | 23 mars 2020 |
| Dernière prorogation | 1er juin 2021 (article 38) |
| Cadre d'application | Ville et EHPAD (patients COVID-19) |
| Indication | Palliation dyspnée et détresse respiratoire |